Le management de transition est la mise à disposition de cadres de direction opérationnels dans le but de mener à bien une mission spécifique de transition, de transformation ou de crise. L’entreprise qui fait appel à ces services ne dispose pas des ressources internes en termes de qualification ou de disponibilité pour atteindre les objectifs à court terme ; c’est donc dans ces circonstances que le management de transition apporte une valeur ajoutée importante.De nombreux facteurs font du management de transition le puissant outil de gestion moderne qu’il est devenu aujourd’hui:
• Rapidité : L’on peut mettre en place des managers de transition en quelques jours, par opposition à du staff permanent. Cela est déterminant lorsque la contrainte de temps est essentielle.
• Expérience : Nos managers de transition sont toujours surqualifiés pour la position qu’ils prennent en charge ; c’est l’un des principes fondamentaux de la profession qui garantit des résultats rapides et de qualité. Ils ont par ailleurs déjà été confrontés dans leur parcours antérieur à des problématiques semblables à celle pour laquelle ils sont pressentis.
• Objectivité : Le manager de transition n’est pas influencé par le passé et les jeux d’influence ou de politique interne ; cela lui permet de se concentrer sur le cœur de sa mission et les objectifs à atteindre dans le meilleur intérêt de l’entreprise Cliente.
• Responsabilité : Contrairement aux consultants qui ont un rôle de conseil pur, les managers de transition font aussi bien l’étude de cas que son implémentation, ce qui les rend totalement responsables de leur action vis à vis des Clients.
• Effectivité : Le fait d’agir au niveau du Comité de Direction ou au niveau C donne au manager de transition l’autorité nécessaire pour mener à bien des initiatives ou des transformations importantes qui vont avoir un impact significatif sur les structures et/ou les résultats de l’entreprise. Contrairement à un intérimaire classique, le manager de transition n’est pas là pour gérer la continuité.
• Engagement : Les vrais managers de transition exercent cette activité à plein temps. Pour eux, cela n’est jamais une activité que l’on fait en attendant une opportunité de carrière. Ils sont heureux dans ce métier par les défis, le changement, la découverte et l’apprentissage permanent que celui-ci leur apporte.
Dans le secteur de l’intérim notamment, où l’emploi de cadres en management de projets a pris ces dernières années un réel essor, l’heure est à la baisse. Sur un an, le repli de la demande atteint 22 % ; c’est moins que le recul de l’emploi intérimaire dans son ensemble (- 35 %), mais c’est un signal négatif pour le secteur.Dommage, car avant la crise, l’intérim cadres avait triplé en l’espace de dix ans et concernait 20 000 personnes en France. Selon une étude réalisée par l’observatoire du travail temporaire et les représentants de la filière réunis au sein du Prisme, travailler en intérim est un choix volontaire pour 44 % des cadres intérimaires. Il est synonyme de «variété des missions», d’«adaptabilité» et d’«ouverture sur de nouvelles compétences». Autre enseignement de ce rapport, qui, malheureusement, a été réalisé avant la dégringolade du marché de l’emploi, un cadre en activité sur 10 a déjà eu une expérience de l’intérim cadres. Pour des femmes qui doivent s’adapter à la mobilité de leur conjoint ou qui souhaitent être disponibles pour leurs enfants, c’est un choix de vie pendant un laps de temps de leur carrière professionnelle. Pour les jeunes actifs à la recherche d’un premier CDI, c’est aussi un bon moyen d’entrer sur le marché du travail. Plus de 60 % des cadres portent d’ailleurs un regard positif sur cette forme d’emploi.
Malgré l’environnement actuel, que les cadres intérimaires et les aspirants à une mission en intérim ne perdent pas espoir. Car c’est peut-être grâce à la crise que cette activité pourra reprendre du poil de la bête dans les prochains mois. Selon les représentants de Prisme, «le développement des restructurations nécessite des besoins temporaires en compétences favorables à l’intérim cadres».
Le Figaro ( Christine Lagoutte)
