En 2004, alors qu’il y avait sept ans déjà que j’avais découvert le Brésil par un hasard professionnel que je devais à #SMITHKLINEBEECHAM j’avais écrit ce petit texte 20 ans plus tard, je n’en changerais pas une lettre.

Il y n’y a pas si longtemps, pour moi comme pour des millions de gens à travers la planète, le mot Brésil rimait avec Futebol, Carnaval, Mulata, Samba ou Favela …
En quatre-vingt-dix-sept, par un pur concours de circonstances, je mis pour la première fois le pied au Brésil , plus exactement à l’aéroport Antonio Carlos Jobim de Rio de Janeiro.
Depuis la première seconde, je suis tombé amoureux de ce pays, avec sa chaleur, ses odeurs fauves, son peule métissé et spontané qui me ramena sans doute à de lointaines sources africaines.
Quelques années et bien des voyages plus tard, de contacts professionnels en idylles musicales, ma vision du Brésil a grandi et s’est transformée en rêve et passion.
Au delà des visions de cartes postales colorées, le Brésil c’est avant tout l’ingéniosité démontrée au plus haut niveau avec Embraer, le leader mondial dans la construction des avions d’affaire.
Le Brésil c’est l’élégance à travers ses stylistes de mode qui de Sao Paulo à Rio rayonnent aujourd’hui largement à travers les autres continents avec son actuel porte drapeau, Gisèle Bündchen.
Le Brésil, c’est le raffinement de sa joaillerie, mais surtout l’esthétique sobre et chaleureuse, les courbes à la fois voluptueuses et fines de l’architecte Oscar Niemeyer.
Le Brésil, c’est la douceur des mots à travers les œuvres de Jorge Amado, de Carlos Drummond de Andrade, de Paulo Coelho, …
Le Brésil, c’est aussi un petit quartier de 110 ans, Ipanema, encerclé par la montagne, les plages, la mer et la lagune, avec ses bars, ses restaurants, ses boutiques, d’où jaillit un jour une musique de rêve, celle de Tom Jobim, de Vinicius de Moraes, Joao Gilberto, Carlos Lyra ou Baden Powel, plus tard Marcos Valle …
C’est cette musique-là, « blanche et noire à la fois, faites de rythmes et de rimes», la Bossa nova, plus que tout autre chose, qui m’a fait aimer ce pays. Au carrefour entre musique classique et populaire, elle est une forme tellement naturelle et si particulière d’expression de l’âme et de la nationalité brésilienne. Sa capacité à assimiler les rythmes européens de la Polka ou de la valse, nord-américains du jazz, afro-brésiliens de la samba fait qu’à elle seule dans ce rythme je retrouve le charme et l ’attrait des cultures qui font le charme de toute une vie.
Emmanuel de Ryckel
(Rio, le 5 Décembre 2004)
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