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TRANSITION MANAGEMENT IN SUPPLY CHAIN

(from STRATEGY to EXECUTION)

Author

ederyckel

#henrisalvador #francebresil 2025

NEVER UNDERESTIMATE THE POWER OF PASSION

Social networks are sometimes funny or boring 😊

Every time I’m changing a single comma in my Linkedin profile, I am flooded with silly messages like “congratulations for your promotion!”

There’s a long time that I’m not looking anymore for promotion! Since many many years, my motor for working is only linked to Passion, Fun, Discovering new people, new environment, .. but more than anything else by the FREEDOM that I have achieved since I am working as Freelance.

The FREEDOM to work for a COMPANY that I like,

The FREEDOM to work with PEOPLE that I like,

The FREEDOM to work with people that share the same VALUES as I have,

The FREEDON to transmit my experiences to younger people willing to learn and avoid making same mistakes that were done by others in the past,

The FREEDOM to defend the superiority of human being and processes on AI and Advanced Planning Systems that can only later on support and accelerate the business.

When I am meeting all these ingredients, I can promise you, live is a very excited moment to experiment!!!

EMMANUEL

PASSION

Un gĂ©ant de la Pharmacie se mobilise pour la rĂ©duction de ses dĂ©lais et de ses stocks

Preface

Quel chef d’entreprise ne rĂȘverait  pas de resserrer sans trop d’efforts ses besoins en fonds de roulement, en maĂźtrisant mieux ses processus, en accĂ©lĂ©rant ses  cycles de mise Ă  disposition des produis, et en crĂ©ant un consensus fort parmi les acteurs clĂ©s de son organisation.

Ce rĂȘve, nous l’avons transformĂ© en rĂ©alitĂ© il y a plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ  !

Notre objectif aujourd’hui est de vous dĂ©crire les grandes Ă©tapes de la mĂ©thode que nous avions suivie, puis de vous prĂ©senter une Ă©tude de cas rĂ©alisĂ©e de 1990 Ă  1996 auprĂšs d’un  leader de l’industrie Pharmaceutique.

 Aussi paradoxal que cela puisse paraĂźtre en 2002, les industriels de la Pharmacie, petits ou grands sont encore souvent bien loin d’avoir compris les vertus d’une stratĂ©gie de maĂźtrise, puis de rĂ©duction des stocks.

Habitués à des marges confortables, ils dorment ainsi sur une source inestimable de progrÚs allant bien au-delà de la simple amélioration de leur cash-flow.

Si elle existe, la responsabilitĂ© des stocks est souvent confiĂ©e aux soins de la Direction Administrative et FinanciĂšre, Ce secteur est pourtant encore rĂ©guliĂšrement trĂšs Ă©loignĂ© de la rĂ©alitĂ© du terrain, lĂ  oĂč naissent involontairement ou non les stocks. Parfois mĂȘme, leur impuissance Ă  faire Ă©voluer eux-mĂȘmes le sujet se traduit par l’intervention isolĂ©e et souvent musclĂ©e d’une poignĂ©e de spĂ©cialistes extĂ©rieurs Ă  l’entreprise, supposĂ©s mieux que quiconque capables de faire valser les chiffres Ă  coup de diktats.

Des coupes sombres, radicales font plaisir sur le champs aux managers impatients ! Brutales, elles ne contribuent  hĂ©las qu’à faire Ă©clater soudainement les faiblesses d‘une organisation et dĂ©clencher dans l’urgence, la mise en place d’emplĂątres artificiels.  Une maniĂšre plus « soft » et davantage participative constituera nous le verrons en dĂ©tails, le gage de l’obtention de rĂ©sultats plus profonds et pĂ©rennes.LAISSER CAHCHER

“Ne pas subir !”

La “Pharmacie“  ne s’est jamais distinguĂ©e dans le monde Industriel par sa performance Logistique, si ce n’est en aval de la chaĂźne, par sa Logistique de distribution aux pharmacies.CASHMGT La logistique Amont mais aussi la planification et la gestion des flux de matiĂšres liĂ©es aux opĂ©rations manufacturiĂšres a ainsi bien des difficultĂ©s Ă  suivre les secteurs les plus avancĂ©s dans le domaine tel celui de la construction automobile, ou de l’assemblage Ă©lectronique.

RĂ©pondre Ă  la question simple « Avec quel niveau de stock devons nous fonctionner dans nos usines ? » relĂšve ainsi du plus grand mystĂšre chez beaucoup de personnes interrogĂ©es . Prenons comme premier exemple le cas de l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la vaccination qui n’a rĂ©ellement commencĂ© Ă  se soucier des ses stocks qu’aprĂšs avoir enfin compris le lien entre ceux-ci et leur taux de service au client, taux de service dont la performance rĂ©cente Ă©tait incompatible avec leurs ambitions futures de croissance. INVENTORY

Curieux d’enfin connaĂźtre le niveau de leurs stocks de matiĂšres premiĂšres, d’articles de conditionnement, d’encours de fabrication, de produits finis en attente de libĂ©ration et de distribution, la Direction FinanciĂšre s’est lancĂ©e dans ses premiĂšres mesures. Bilan des premiers chiffrages, de 18 Ă  24 mois suivant les Ă©poques de l’annĂ©e. Fallait t’il ou non ĂȘtre stupĂ©fait devant ces chiffres ? À l’heure actuelle certains  s’interrogeraient encore.

La longueur assez caractĂ©ristiques des  cycles de fabrication des produits mis en Ɠuvre nous ferait pencher vers un jugement modĂ©rĂ© de ces chiffres. La connaissance de quelques dĂ©tails sur l’organisation de l’entreprise, avec un fort cloisonnement des diffĂ©rents intervenants sur les processus, le manque de souplesse et de flexibilitĂ© des processus de planification utilisĂ©s Ă  l’heure actuelle, la faible culture d’ « AmĂ©lioration Continue» devant permettre Ă  chacun d’exploiter positivement et systĂ©matiquement les erreurs commises dans tous les domaines, nous ferait au contraire pencher vers un jugement plus sĂ©vĂšre de  rĂ©sultats affichĂ©s .

Il est toujours trĂšs difficile de motiver toute une organisation industrielle pour atteindre des objectifs de performance nouveaux alors qu’il existe une mĂ©connaissance totale des enjeux. Des objectifs arbitraires et non dĂ©taillĂ©s du genre « rĂ©duisons nos stocks de 20% pour la fin 2003 » sont totalement insupportables et inefficaces. Des arguments non approfondis selon lesquels le niveau d’inventaire serait trop Ă©levĂ©s pour ce « genre d’OpĂ©rations », ou des comparaisons trop rapides avec  les concurrents ont rarement portĂ©s leurs fruits dans le passĂ©, ils  ont en rĂ©alitĂ© dĂ©clenchĂ©s davantage d’irritations que d’engagement dans les entreprises concernĂ©es.

Mais au risque de paraßtre bien sévÚre, les décideurs rencontrés dans nos différentes interventions dans le monde Pharmaceutique, ont-ils au moins compris ce qui provoquait ces stocks dans leurs usines, leurs liens avec le temps de cycle des différentes opérations industrielles, avec la qualité et la fiabilité des processus, des matiÚres, des équipements, avec le respect des délais


Ont-ils aussi intĂ©grĂ©s dans leurs rĂ©flexions que chacun des acteurs des processus industriels est inconsciemment ou non gĂ©nĂ©rateur de ces stocks qu’ils soient en Production, au Planning de la fabrication, en Assurance ou au ContrĂŽle de la QualitĂ©, Ă  la LibĂ©ration Pharmaceutique..

Ainsi donc, le stock ne serait pas involontaire, il se serait insinuĂ© çà et lĂ  pour masquer petits ou gros dĂ©fauts, ou serait prĂ©sent parce qu’il faut donner du temps Ă  chaque chose pour tout simplement se faire .

De plus, la rĂ©alitĂ© de chaque entreprise, de chacune de ses divisions Ă©tant unique, pour  son mix-produits et leurs structure de coĂ»ts, ses processus industriels, ses modes d’approvisionnements, le rythme de planification 
les objectifs de stocks doivent faute de se trouver inopĂ©rants, se placer en phase avec ces diffĂ©rentes caractĂ©ristiques.BREAKPHARMA

Chapitre I – Concepts

 Notre article a pour objectif de vous prĂ©senter une technique qui tient compte des critĂšres Ă©voquĂ©s plus haut. Elle se base sur un modĂšle dont nous avons hĂ©ritĂ© dans les annĂ©es 80 de la Bendix Corporation (USA) , laquelle s’était fondĂ©e dans ses travaux sur des Ă©tude rĂ©alisĂ©es dans les annĂ©es 60 et 70 par la Harvard University, la Hughes Aircraft Company et la Westinhouse Electric Corporation.

Ce modĂšle a Ă©tĂ© largement utilisĂ© par l’un des gĂ©ants de la Pharmacie sur plusieurs sites industriels EuropĂ©ens entre 1980 et 1997, avec des rĂ©sultats consĂ©quents qui vous seront prĂ©sentĂ©s dans notre case study.

Par l’application de cette technique, l’entreprise est enfin capable d’établir des objectifs rĂ©alistes d’amĂ©lioration de  ses stocks, mais Ă©galement de mettre en lumiĂšre les zones d’amĂ©liorations potentiellement les plus productives de ses dĂ©lais.

Cette technique offre à bien des égards des avantages dont ils serait sot de ne pas profiter largement.

  • Sa simplicitĂ© la rend applicable Ă  tous les types d’environnements industriels .
  • Elle force l’Entreprise Ă  regarder ses modes de fonctionnement par le biais de processus transversaux la prĂ©parant ainsi Ă  la mise en place du «Lean Manufacturing
  • Elle dĂ©termine les niveaux de stock optimums correspondant strictement aux modes de fonctionnement observĂ©s dans l’entreprise
  • Les reprĂ©sentations graphiques rĂ©sultant des diffĂ©rentes analyses rendent particuliĂšrement aisĂ© la comprĂ©hension des problĂšmes et la prĂ©sentation des rĂ©sultats Ă  une trĂšs large population.
  • Elle permet d’examiner en temps rĂ©el l’impact positif ou nĂ©gatif sur les stocks des changements proposĂ©s

Le calcul du niveau de stock optimum de l’entreprise se dĂ©compose en 7 grandes Ă©tapes :

  1. segmentation des stocks par ligne de produit
  2. dĂ©veloppement d’un profil de stock pour chaque ligne de produit
  3. calcul du niveau de stock optimum pour chaque ligne de produit
  4. détermination des stocks de sécurité
  5. détermination des stocks spéciaux ou stratégiques
  6. compilation des rĂ©sultats obtenus pour chacune des familles de produits et prĂ©sentation de la politique de stock globale de l’entreprise.
  7. Mise en route du processus d’amĂ©lioration continue des dĂ©lais et des stocks dans l’entreprise.

1. SEGMENTATION DES STOCKS

Comptablement, les stocks nous sont réguliÚrement présentés en valeur, parfois en jours semaines ou mois de couverture des ventes futures, mais surtout,  par grandes catégories (matiÚres premiÚres, composants achetés, encours de fabrication, produits finis).

Ce dĂ©coupage nous indique globalement Ă  quels stades de la fabrication se trouvent les stocks mais reste Ă©trangement silencieux sur leur application, ainsi que sur la bonne ou la mauvaise utilisation qui en est faite . Que cela apparaisse dĂ©jĂ  visiblement ou non dans l’organisation de l’entreprise, la vraie segmentation est en rĂ©alitĂ© la ligne de produit . Le Plan Industriel et Commercial (PIC) s’il existe, les Programmes Directeurs de Production (PDP), certains comptes de rĂ©sultats
 font dĂ©jĂ  rĂ©fĂ©rence Ă  cette notion.

Si ce n’est le cas, la premiĂšre Ă©tape consistera donc en l’identification des quelques grandes familles de produits .

Chacune d’entre elle possĂšde ses propres caractĂ©ristiques :

  • dĂ©lais de production de ses produits,
  • processus fabrication et Ă©quipements utilisĂ©s,
  • principe actif mis en Ɠuvre,
  • ratios de main d’Ɠuvre directe

Vu sous cet angle de petites usines se retrouveront avec seulement 4 ou 5 familles au moment d’aborder la suite des opĂ©rations ; les plus importantes ne deaient pas dĂ©passer la quinzaine de lignes de produits .BREAK

2.LE PROFIL DE STOCK

Le modĂšle le plus  classique dans la gestion des stocks est celui reprĂ©sentĂ© par le graphique N°1.  Ce modĂšle prĂ©sume qu’un montant donnĂ© matiĂšres premiĂšres ou d’articles de conditionnement est entrĂ© en une seule fois en magasin en dĂ©but de pĂ©riode et que la consommation qui s’en suit est parfaitement linĂ©aire durant toute la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence. Le stock moyen se mesure en calculant la surface de l’aire situĂ©e en dessous de la droite. Dans cet exemple, le stock moyen est Ă©gal Ă  60 unitĂ©s.figure1

Dans la réalité la consommation des stocks ne suit que trÚs rarement ce modÚle de base. Cette consommation aurait plutÎt tendance à suivre le modÚle représenté par le graphique N°2. La consommation varie de période en période ; le stock moyen (en volume) est également égal à la surface située en dessous de la courbe.

On pourrait aussi reprĂ©senter  le stock moyen par un en ratio, en divisant la surface sous la courbe par la surface totale du graphique. Le ratio qui en rĂ©sulte dĂ©crirait le stock moyen comme un pourcentage du volume initial, soit 50% dans notre exemple.figure2IndĂ©pendamment de la valeur du ratio,  l’inclinaison de la courbe suffit Ă  elle mĂȘme pour illustrer le profil d’un stock sur une pĂ©riode donnĂ©e . Un article au profil de stock haut aura une pente douce, c’est Ă  dire que sa consommation sera trĂšs progressive, au contraire d’un article au profil bas et Ă  la pente raide qui sera caractĂ©ristique d’une consommation rapide .

Le profil de stock des encours de fabrication est exactement l’opposĂ© de celui des matiĂšres premiĂšres et articles de conditionnement, car le stock dans l’entreprise se construit au contraire au fil des opĂ©rations industrielles et du temps.

Imaginons une entreprise qui fabriquerait des produits constituĂ© Ă  50% de matiĂšres et Ă  50% de main d’Ɠuvre ( et les allocations de frais indirects associĂ©s), lesquels seraient ajoutĂ©s Ă  un taux constant durant tout le processus de fabrication, le profil de stock des encours se prĂ©senterait alors comme sur la figure N°3.FIGURE3

En mesurant la surface sous la courbe des coĂ»ts des produits et en la divisant par la surface totale dessinĂ©e par le processus complet, on s’aperçoit que le profil de stock est de 60./.120, soit 0,5.
Une représentation plus typique du profil de stock des encours de fabrication est montrée dans le graphique N°4.FIGURE4

La structure de coĂ»t des produits est toujours la mĂȘme avec une Ă©gale proportion de matiĂšres et de main d’Ɠuvre. Cette fois cependant, la totalitĂ© des matiĂšres entrant dans la fabrication est entrĂ©e dans l’usine juste avant le dĂ©but de la fabrication. La main d’Ɠuvre quant Ă  elle vient s’ajouter au produit de maniĂšre parfaitement linĂ©aire tout au long du processus de fabrication.

Le profil de stock qui en rĂ©sulte est de 90 ./. 120, soit 0,75. le profil de stock est supĂ©rieur au cas prĂ©cĂ©dent, ce qui est pĂ©nalisant pour l’entreprise qui a Ă©videmment intĂ©rĂȘt Ă  retarder au maximum l’entrĂ©e des matiĂšres.

Poussons donc notre raisonnement encore un peu plus loin, en imaginant que les matiĂšres seraient approvisionnĂ©es en deux fois, une premiĂšre moitiĂ© au dĂ©marrage du processus, et le solde Ă  mi chemin de la  fabrication . (la main d’Ɠuvre s’ajoute toujours de maniĂšre linĂ©aire). Dans cette hypothĂšse, le profil de stock reprĂ©sentĂ© sur le graphique N°5 sera de 75./.120, soit 0,625.  Ceci nous donne une claire dĂ©monstration des gains que l’on peut obtenir en contrĂŽlant l’approvisionnement des matiĂšres dans l’usine, puisque d’un modĂšle Ă  l’autre, le niveau des encours pour ce produit est passĂ© de 75% Ă  62,5%  de la valeur totale du produit.FIGURE5

Comment et pour quel usage pratique, construire les profils de stock pour chacune des familles de produits ?

Deux types de donnĂ©es sont nĂ©cessaires pour dĂ©terminer le profil d’une famille:

  • Le coĂ»t des matiĂšres entant dans la composition du produit, ainsi que le montant de la main d’Ɠuvre et des frais indirects allouĂ©s aux diffĂ©rents stades de fabrication, exprimĂ©s pour chacun en pourcentage de la valeur totale de ce produit.
  • Les dĂ©lais de mise en Ɠuvre de chacune des matiĂšres.

Le coĂ»t des matiĂšres est en gĂ©nĂ©ral aisĂ©ment disponible au service des achats ; le coĂ»t de la main d’Ɠuvre et des allocations de frais gĂ©nĂ©raux devrait l’ĂȘtre au contrĂŽle de Gestion. L’information sera en gĂ©nĂ©ral disponible pour chacun des produits fabriquĂ©s par l ‘entreprise ; il vous faudra alors dans un but Ă©vident de simplification, choisir le produit le plus reprĂ©sentatif de chacune des familles de produits.

Les dĂ©lais complets de fabrication  sont le plus souvent disponibles auprĂšs du service Planification ; il s’agira ici de dĂ©lais « dĂ©montrĂ©s » par la pratique, et  qui  devraient correspondre Ă  ceux que l’on retrouve dans le systĂšme de gestion de production. Outre les dĂ©lais standard de fabrication, doivent Ă©galement ĂȘtre considĂ©rĂ©s le temps requis pour la rĂ©ception des matiĂšres, le contrĂŽle de qualitĂ©, la prĂ©paration en salle de pesĂ©e, le transfert en atelier etc


Le profil de stock est calculĂ© pour chacune des familles de produits fabriquĂ©s dans l’entreprise.

Le produit de rĂ©fĂ©rence est le leader de la famille, Ă  savoir l’article le plus vendu.

Les rĂ©sultats obtenus pour le leader seront appliquĂ©s par dĂ©faut Ă  l’ensemble des autres Ă©lĂ©ments constitutifs de la famille.

Le temps de cycle dĂ©bute Ă  la rĂ©ception des matiĂšres dans l’usine, et se termine Ă  l’expĂ©dition et la facturation du produit fini et libĂ©rĂ©.

Si l’entreprise travaille habituellement avec des Ordres de Fabrication (OF), la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence correspond Ă  la taille d’un lot standard du produit concernĂ©. Dans un environnement ou la production se dĂ©roule en continu, la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence correspond Ă  la quantitĂ© moyenne d’expĂ©dition de sortie  des produits finis de l’usine ( 1 jour de production, 1 semaine, 1000/jour..)INTERVALLO

Exemple de calcul d’un profil de stock :

Afin d’illustrer le dĂ©veloppement du profil d’un produit et ses diffĂ©rentes composantes dans le calcul d’un niveau de stock optimum, nous considĂ©rerons un produit prĂ©sentant les caractĂ©ristiques suivantes :

Coûts matiÚres       (en % du coût total)

Principe Actif





.







..40%

Matiùres premiùres et excipients.
.5%

Articles de conditionnement




10%

TOTAL MATIÈRES                      55%

 

CoĂ»ts main d’Ɠuvre (en % du coĂ»t total)

Mélange


















5%.

Granulation/compression






10%

Solution de pelliculage




.



5%

Conditionnement









..
..15%

Tests
















.

.10%

TOTAL MO & BURDEN                 45%

 

Délais de fabrication

Réception MatiÚres, inspection, etc














 .4 semaines

Mélange (lancement OF, préparation, production, tests).
..2 semaines

Granulation/compression (lancement OF, tests)






..3 semaines

Pelliculage (lancement OF, tests)












..



..1 semaine

Conditionnement (lancement OF, etc)










.

.. 2 semaines

Tests (clÎture dossier lot, tests, libération)







 
.3 semaines

 

The wisdom of Teams in Purchasing.

This story started one day when Mr Y… from Electron Inc. suddenly asked me ” Can you help me to transform my  purchasing team in a aggressive, redoubtable  weapon against  internal and external cost.; our future just rely on the success of this transformation!”

And so started the story….

Anachronistic archaism

The situation I found was like this:

Electron Inc is a global company specialized in electronic products for various kinds of Industries. Quality  and reliability of Electron inc products are in many cases perceived as order winners by customers, but cost has become for a specific range of its product an order looser , as competition puts more and more pressure on price.

Major reasons for  this situation have been clearly identified:

First, the cost structure of the products. Material  represents 75-80% of the total  Cost of Goods Sold, but improvement efforts during the last few years were concentrated on labour productivity and lead-times reductions.

Second ,the  absence of consistent Purchasing  and Supply Chain strategy since years, if we except a few isolated initiatives. Number of active Suppliers , for example, remains extremely high although it has been reduced from more than 850  in the early nineties to 600 in 1997 and 300 in 98, for a purchased value of 48 millions FF in average. Among those suppliers 35 , representing  80% of the total purchased value are certified from a quality perspective, which has helped to stop incoming inspection for the items they deliver. 25 of them , have signed a “logistic contract” with Electron inc in order to implement “call-off” or Kanban Systems and reduce inventory. None of these efforts have ever lead to a real partnership agreement with any key supplier.

Third, organization of the purchasing department. Although it has recently been renamed as “Strategic Cost Reduction team”, people’s skills , ways of working are dramatically old fashioned. Among the team members, mainly one has acquired by experience a  good technical knowledge on the products and the electronic parts to buy, plus significant negotiation skills. Two others mostly buy on catalogs ,with limited discussions with vendors. In addition to this weaknesses , buyers  are frequently involved in multitudes of tasks that historically were abandoned by other departments (follow-up of software licenses,…) and that have now created a serious bottleneck  in the group.  he purchasing manager, freshly arrived from another sector of the industry,  has in one year demonstrated his inability to overcome all this obstacles .

A quick situation analysis had showed that only a breakthrough approach could be used to get out of the rut.

The first decision we took was to isolate the low value added purchasing activities ( buying on catalogue) and place them in another less critical part of the organization ,awaiting for a possible external subcontracting of this tasks.

The second  was to move away from a centralized- hierarchical- functional Supply Management organization that relies on the expertise and performance of individuals, to a process oriented organization that depends on a TEAM and is aligned on  common vision .This idea came from the statement we made when we were considering the different  skills that the remaining purchasing people should have: Negotiation- Technical- Quality- MRP2 & JIT.

Potential solutions were poor.

Solution1: to perfuse all this competencies in the existing team members, which rapidly appears as an impossible challenge and an utopia seeing the short timing we had to achieve it.

BCC

Solution 2 :  to get rid of the existing team and recruit a couple of new buyers with the missing skills,  which is another utopia because of the cost of such high caliber persons, regarding the total purchased value at Electron Inc.

Solution 3: to kill one hierarchical level, and create within a process and performance driven team, a bank of competencies bringing together all the indispensable skills.

That’s finally the option we choose; the former purchasing manager was offered a position of PROCUREMENT ENGINEER (2). We then incorporated a technical person with good purchasing background and gave him the role of ADVANCED PROCUREMENT ENGINEER (1). We also took a QUALITY ENGINEER (4) coming from one of the Production Processes to bring upon request his expertise in supplier Certification. The buyers “on catalogues” were re-named LOGISTIC BUYERS (3) and placed in the production processes, one of their representatives having one permanent place in the new team.

The new “Strategic Supply management team” was placed under the direct leadership of the Supply Chain Director.
Roles and Responsibilities

WIS1

(1)ADVANCED PROCUREMENT ENGINEER:

  • implement “Design to Cost”.
  • is an active participant in the design of new products.
  • has a perfect understanding of market and technology evolution.
  • has a good technical background

(2) PROCUREMENT ENGINEER :

  • build the detailed product specification with R&D teams.
  • Select new suppliers, negotiate cost-quality-delivery and final partnership agreement.
  • Define the general purchasing strategies with other team members
  • has a good technical and Logistic (MRP2, JIT,…)experience.

 

(3)LOGISTIC BUYERS :

  • implement logistic part of the Partnership agreement.
  • is in charge of the day to day procurement process.
  • establish forecast for suppliers

(4)QUALITY ENGINEER:

  • lead the supplier certification process.

system

From the beginning we thought that the success of this change was relying on both people and the implementation process; That’s the reason why we first spend a couple of days outside the company ,in team building exercises starting with the  “soft ” parts, like ground rules definition for team meetings, acceptable behaviors between members, etc… The “hard” stuff started when we came to talk about the vision and concrete target to reach in a very near future.

The challenge we gave  them was not only to focus on cost reduction, but to view supply management as a cross organizational process that transforms the contributions of suppliers into the satisfaction of customer requirements.

In the past, the End user perspective  in the purchasing process has never been considered as such . Deming’s view of every business as a whole system that transforms inputs into outputs gave us the final inspiration of our vision.

The  ultimate performance goal was to give both internal and external customers, the material delivery they need, when they need it , and at the lowest possible cost. We asked them to measure themselves against 6 criteria:

  1. Delivery performance to  Customers,
  2. cycle time,
  3. late deliveries,
  4. number of suppliers,
  5. % of material cost savings compared to annual plan.
  6. reject rate.

When members of the group got back together after the initial phase, they proposed by themselves specific performance goals for each objective; for example, reducing the percentage of defective components from 2% to 1% before year end, or to limit to 1% the tolerance in suppliers delivery date accuracy.

Although we invested time and money in coaching exercises with external consultant plus regular team meetings to build camaraderie trough lunches, cocktail hours …, the Strategic Supply Team was still not  a real team. It had clear performance goals and began to develop common aspirations ,but there was still a gap between talk about empowerment and being really empowered. In fact, some members were still feeling each others out to discover how serious everyone was about achieving their joint goals

We finally reached the total engagement of all team members when we agreed on a peer appraisal system ( we’ll come back to this point in a next newsletter) that gave everyone the opportunity to evaluate everybody else in the group and feed it back to the person being evaluated.

After 6 months, the team spirit finally worked so well that people began to teach each others the basics of their own core competence, and the cross-fertilization process  started to grow rapidly .

So far it is too early to conclude whether or not our experience with Electron Inc. is successful, but at this stage of the experience we are now negotiating 2 partnership agreements with high Quality, Cost and Logistic standards in order to meet the requirements of a new group of customers that recently came to us place an order for more than 25 millions ÂŁ in the next 2 years. This contract would never have happened without this new strategy.

…If you want to know more about this story, please ask me, but let me first l tell you  ” You are not going to achieve it in one day or in 10, neither in 100, you may even never achieve it, but please let’s try it you’ll never regret it. (JFK 1960,July 4Th)

Emmanuel de Ryckel

Thanks to John R. Katzenbach and Dougnas K. Smith for the book “The wisdom of Teams” they wrote in 84. and that was for me a great source of inspirations for the solution we found at Electron Inc.

Thanks to Gilbert Parent from “Technostyl” in Belgium for the clarification of the different in the new team he gave me when i met him in november 98

Unither adquire laboratĂłrio paulista com foco em medicamentos de dose Ășnica

A Unither Pharmaceuticals, empresa de origem francesa referĂȘncia em terceirização farmacĂȘutica na ĂĄrea dos lĂ­quidos e lĂ­der global em tecnologias de dose Ășnica, anuncia a aquisição da Mariol Industrial, localizada em Barretos (SP), cuja atividade se concentra no desenvolvimento e terceirização para a indĂșstria farmacĂȘutica, e que conta atualmente com 156 colaboradores.

Com a operação, a Unither Pharmaceuticals fortalece suas aspiraçÔes no Brasil, ofertando soluçÔes personalizadas na ĂĄrea dos lĂ­quidos (P&D, terceirização de produção e registro de produtos) para a indĂșstria farmacĂȘutica nacional. O investimento serĂĄ estratĂ©gico tambĂ©m para ampliar o mercado para os produtos e tecnologias da companhia para toda a AmĂ©rica do Sul.

Em virtude de sua expertise, a Unither Pharmaceuticals oferece aos clientes diferentes possibilidades de cooperação, desde a Terceirização Estratégica, em que a empresa atua como um parceiro para terceirizar todas as fases de produção, da fabricação à embalagem, passando pelo desenvolvimento e fabricação de novas embalagens e apresentaçÔes para medicamentos existentes, até o desenvolvimento de produtos inovadores, prontos para serem rotulados e comercializados com a marca do cliente.UNITHER

“Em 2016, o Brasil deverĂĄ tornar-se o sexto maior mercado farmacĂȘutico do mundo e a Unither Pharmaceuticals quer reforçar com esta aquisição a crença no potencial do mercado brasileiro”, afirma o Diretor-executivo FrĂ©dĂ©ric Larre, responsĂĄvel pelo desenvolvimento de novos negĂłcios da companhia na AmĂ©rica do Sul. Segundo o executivo, com a aquisição, a empresa deseja manter os empregos, ampliar a linha de produtos, investir em novas tecnologias, como BFS e sachĂȘs stick-pack, alĂ©m de ampliar o mercado a toda a AmĂ©rica Latina.

Segundo Larre, a Unither prevĂȘ em 2016 investir R$ 10 milhĂ”es em linhas de produção e equipamentos na nova unidade.

“SoluçÔes personalizadas em serviços e terceirização sĂŁo cada vez mais procuradas pela indĂșstria farmacĂȘutica brasileira e internacional que quer atuar no Brasil e a crise reforçou isso. Em vez de construir novas plantas, os laboratĂłrios estĂŁo procurando alternativas para fabricar medicamentos. A terceirização Ă© um caminho, aliando custo, qualidade e eficiĂȘncia”, conclui o executivo.

“Consideramos a aquisição da Mariol Industrial pela Unither Pharmaceuticals uma operação benĂ©fica tanto para os funcionĂĄrios da empresa quanto para a prĂłpria cidade de Barretos, em virtude da expertise da companhia e do investimento previsto em novas tecnologias. AlĂ©m disso, acreditamos na sinergia que existirĂĄ entre a Unither Pharmaceuticals e a Rio QuĂ­mica, outra empresa do grupo, lĂ­der em produtos voltados ao combate Ă  infecção hospitalar”, afirma o atual presidente da Rio QuĂ­mica e ex-presidente da Mariol Industrial, JosĂ© Antonio de Oliveira.MARIOL

Pharmacie : Unither reprend une usine de doses unitaires stériles au Brésil

Unither accĂ©lĂšre le pas au BrĂ©sil. AprĂšs avoir implantĂ©, en 2011, un bureau commercial Ă  SĂŁo Paulo, le leader mondial des doses unitaires stĂ©riles vient d’acquĂ©rir l’entreprise Mariol Industrial, l’un des rares façonniers pharmaceutiques brĂ©siliens. Créée en 2008, cette sociĂ©tĂ© familiale emploie quelque 150 personnes dans son usine de Barretos, dans l’Etat de SĂŁo Paulo. « Nos clients dĂ©sirent une production locale pour leurs produits commercialisĂ©s au BrĂ©sil », commente Eric Goupil, PDG du Groupe Unither.

Le seul marchĂ© pharmaceutique brĂ©silien doit passer, selon les Ă©tudes de l’IMS, de la 7e Ă  la 5e place mondiale d’ici Ă  2020. « Il pĂšsera alors plus lourd que l’actuel marchĂ© français », poursuit Eric Goupil. Le groupe se dit dĂ©jĂ  prĂȘt Ă  investir pour suivre cette Ă©volution. L’usine de Barretos, qui produit essentiellement des formes liquides (suspensions, sirops
), est Ă©quipĂ©e de deux lignes pilotes pour la production de sticks packs, des sachets-doses souples permettant le conditionnement de produits liquides. « Il s’agit lĂ  de l’une de nos principales technologies clefs. Nous ajouterons rapidement des lignes Ă  haute cadence Ă  ces lignes pilotes », complĂšte le dirigeant. Unither ambitionne Ă©galement de servir Ă  partir du BrĂ©sil, mais aussi de ses cinq usines françaises, les pays du Mercosur, l’immense marchĂ© commun sud- amĂ©ricain fort de 270 millions d’habitants.

 

Maintaining momentum in Brazil’s pharmaceutical market

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Despite macroeconomic deceleration, we expect Brazil’s pharma market to grow 7–10 percent per year until 2020. Double-digit growth is possible, but will require a granular approach.

The first three quarters of 2014 are in the books and it is clear that pharma’s high-growth velocity in emerging markets has slowed considerably, especially in Brazil. During the last decade the Brazilian pharma market sported double-digit growth rates (Exhibit 1), attracting investments and raising hopes for the future. The next seven years until 2020 will still deliver attractive growth for the overall market, but at a more sustainable rate of 7 to 10 percent annually, rather than the 15 percent year-over-year expansion enjoyed

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Is above-market growth achievable? We believe it is, because many of the demographic and industry trends that supported significant growth during the last decade still have significant force.

Meta-trends supporting continued growth include an ageing population with more chronic diseases, ascension of the middle class, expanded healthcare coverage and the rise of healthcare as a national priority, with demonstrable growth outside the SĂŁo Paulo-Rio de Janeiro axis. There is also substantial dynamism in the healthcare industry itself, as reflected in the ongoing global consolidation of pharmaceutical players, new vertical organizations that bring together payors and providers to evolve coverage strategies, growth from biologics (with contributions from the biosimilars sector) and the rise of productive development partnerships (PDPs). Given these forces, growth is not only possible but probable.

However, despite these promising demographic and industry trends, their impact is tempered by several hurdles, including:

  • Higher drug development costs coupled with greater pressure to keep prices low
  • High taxes and excessive protectionism that limit investment, and regulations that compromise agility and innovation
  • Poor infrastructure and limited access to healthcare outside the Southeast region, which shrinks the addressable market
  • A shortage of talent and skilled professionals exacerbated by a lack of coordination between different spheres and systems
  • A turbulent economic and political environment throughout 2014, with fragmented attention to national needs in the run up to the World Cup and Olympic Games

Given these realities, near-term growth in pharmaceuticals will have to be earned, not taken for granted. To sustain growth, companies will need to take these realities into account, use a more conscientious, granular approach to serving customers and micro-markets, and be ready to shift their focus to high opportunity areas. How and where to find these pockets of growth? In this article we discuss factors influencing the three main segments of the pharma market—retail, public institutional and private institutional—and outline possible steps and options to maintain the growth trajectory.

Retail market: Evolving demand for more, and cheaper, drugs

Our prognosis for the next seven years (2013–2020) is for the retail market to grow significantly, at 8 to 10 percent per year, making it the strongest segment in the pharmaceuticals industry. That said, the projected growth is well off the 14.3 CAGR posted from 2005 to 2013 (Exhibit 2). Unfortunately, the macroeconomic headwinds battering Brazil are a primary cause of the slower growth, with GDP growth in 2014 almost flat, falling to -1.0 percent in 2015. The continuing deterioration of sentiment in the international community regarding Brazil’s performance makes investment uncertain, while the poor economic outlook is translating into stagnated growth of the middle class and a related shrinking of disposable income for these consumers. However, other trends are expected to boost out-of-pocket spending, although growth will mainly be seen in volumes, not margins. The expansion of the elderly population will increase consumption of healthcare products and services related to age-related conditions. Furthermore, improved access across other population segments is also likely, given government efforts to license more physicians and support for pharmaceutical assistance programs such as Farmácia Popular.

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Finally, fiercer competition among local players with scale will mean aggressive discounts, not to mention increasing penetration of generics, both of which are expected to drive additional volume growth.

How to capture granular growth in the retail market

Capturing growth within this environment will require pharmacos to develop new models to reach consumers and new strategies to grow their share of wallet. Established local players can more easily surf the wave of growth with serial product launches and by taking advantage of government incentives to scale more efficiently. Multinationals are challenged to compete with the agility of local firms. Accordingly, our perspective is that gaining a competitive advantage hinges on both developing a cost-conscious model to serve consumers and being able to reach new, more localized pockets of growth.

Fortunately, gaining insight into where growth lies outside the major cities is becoming easier. Drawing from McKinsey’s proprietary tool, CityNav (Exhibit 3), we predict that midsized cities (20,000 to 500,000 people) will be responsible for more than 50 percent of total consumption growth in Brazil. As we move towards mid-smaller cities (20,000 to 100,000 people), the pace actually picks up due to stronger participation from consumers in the middle classes. A proprietary McKinsey study, Healthscope, revealed that 50 percent of the middle class is actually willing to spend more on healthcare. Consequently, identifying the segments and cities that hold the most promise can significantly increase a pharmaco’s performance.

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In addition, generics penetration is expected to rise in small to midsized cities. Current penetration is still highly uneven, with a greater concentration in the Southeast region, although greater access is being driven by more doctors joining the ranks of public physicians. In short, all roads in the retail market lead to new geographies, and pharmacos will need to navigate them in order to capture a slice of the expanding pie.

Finally, serving midsized cities spread across Brazil will require pharmacos to create new detailing capabilities to maintain profitability levels. Only a few local players are currently experimenting with digital outreach, for example. Yet to capture the full potential inherent in midsized cities, companies will need to invest in this capability to make consumer engagement more appealing, efficient and continuous. This could include developing “beyond the pill” solutions that span the patient’s journey, such as disease management programs and adherence and monitoring devices, both of which can help pharmacos increase sales in this new environment.

Public institutional market: A pullback after years of growth

The most dramatic changes will be seen and felt in the public institutional segment in the years to come. We expect this segment to grow 6 to 8 percent per annum, quite a reversal from its position as the highest growth segment over the last decade, with pharmaceutical firms enjoying 16.6 percent annual growth from 2005–2013. This expansion followed the initial formalization of a government pharmaceutical assistance policy, which included redesigning formularies to increase the therapies covered, and the creation of a new Health Technology Assessment (HTA) process to better support the goals of universal access to healthcare. Both of these developments attracted investments by and to the pharmaceutical sector.

After this burst of activity, the government is now attempting to impose spending controls. These have taken three forms, primarily: centralization of purchases in the federal sphere, strongly increasing pricing pressure; regulatory interventions such as ANVISA denials to approve some high cost products; and development of the local industry through PDP agreements. Given these new developments, it is a near certainty that the growth of drug purchases by the public institutional sector will not maintain the same pattern (Exhibit 4).

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Moreover, Brazil’s tenuous macroeconomic outlook will impact resources that could be earmarked by the government for therapies. Healthcare expenditures are tied to GDP growth at the federal level, and with slowing economic growth, spending over the next few years will not match historical rates. Specifically, we expect total government expenditures on health to stabilize around ~4.5 percent of GDP by 2020 (slightly up from the current level of 4.3 percent), with the private market contributing the other half of health expenses by 2020 (~4.7 percent of GDP).

Despite the reduction in spending, demand and expectations for therapies continue unabated. Pharmaceutical assistance programs have now assumed a protected place in the political dialogue, even as the government struggles to find ways of shrinking formularies and reducing costs while shouldering considerable popular and legal pressure to improve formulary coverage.

Accordingly, we expect formulary inclusions to increase, at least in the short term, with pressure from the government on pharmacos coming in the form of price negotiations as it supports more biosimilars and generics.

How to capture granular growth—public institutional

Despite cost control efforts and the overall economic slowdown, significant reductions in expenditures have yet to materialize. Nevertheless, pharmacos will need to prepare for such an eventuality. Similar to the retail market, we expect players will need to target their commercial efforts more precisely, looking for distinct sub-segments of populations and markets in order to achieve above-market growth rates in the public institutional segment.

Federal formulary inclusion remains the aspiration, although, while still possible, it is not guaranteed. Furthermore, federal formulary inclusion requires robust commercial capabilities and regulatory savvy, and CONITEC requires more value-based evidence than ever. With the PDP window closing, companies will need to look beyond the federal formulary program for growth paths. This means they will need to gain insight and access to formularies controlled by State Secretariats, and invest to overcome any access barriers that exist at this level in terms of diagnostics and treatment access.

Getting the most traction in the public institutional segment also means understanding access disparities across therapeutic areas. In oncology, for example, drugs are chosen on a case-by-case basis by physicians and public hospitals in a highly decentralized system. Although SUS reimbursement values are relatively low, there are no formulary restrictions and few federal treatment guidelines. Hence increasing sales in this therapeutic area requires that pharmacos have the capability, market coverage and resources to work with these institutions and physicians directly. Having such capabilities will reduce access barriers to guaranteed prescriptions, rather than allocating resources to negotiate with relevant secretariats or the federal government.

Private institutional market: Slower growth, with pockets of opportunities

Growth in the private institutional market will occupy the middle ground between retail and public institutional, although closer to the retail rate. We project 7 to 9 percent growth of the private institutional pharmaceutical market between 2013–2020, compared to the stronger pace of ~15.0 percent over the previous decade (Exhibit 5). An extended economic slowdown that reduces formal job creation will be one of the main determinants of private insurance penetration, with a slack job market translating into slower coverage growth.

Exhibit 5

Institutional private pharma market: Historical and projected growth.

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Moreover, because the expenses of private plans grew at an unsustainable level of 15 percent per year over the last eight years, it appears that health insurers will need to adopt cost containment strategies regardless of the slowdown. Most corporate plans renegotiate contracts every year; as such, allowing costs to maintain their upward spiral means that employers will be challenged to contract for the same level of private insurance services, putting payors at a disadvantage. For this reason, the private institutional drug market is expected to face some pressure on the back of insurers’ increasing cost containment measures, not to mention growing verticalization within the sector.

Nevertheless, even with better cost control measures in place, expenses are expected to continue to climb at ~8 percent per year between now and 2020, considering the needs of a rapidly ageing population, lack of beds in the private system and new mandatory technologies (in drugs and services). Growth should not focus on more drugs, however. Despite regulatory attempts to include outpatient drugs in mandatory formularies, the ANS has moved gradually to expand formularies and few expect drastic changes in this approach, even with eventual inclusions in the future.

How to capture granular growth—private institutional

Historically, the private market has received less attention from pharmacos due to its smaller size and the regulatory challenges facing outpatient drug reimbursement.

However, the current wave of verticalization in the sector and shift in prescribing power from physicians to insurers make it essential for pharmacos to invest more resources into managing the private market.

Making the most of opportunities to serve this market will require companies to recognize that the provider and payor markets in Brazil are still highly fragmented, despite some recent consolidation/verticalization. Hence companies must commit to developing a deep understanding of individual customers (hospitals, clinics, insurers)—much as consumer goods companies do when courting grocery chains or other retail outlets—in order to respond to their specific needs.

Each group of hospitals and clinics has different demands, and doing the legwork to identify which types of services and products to offer will be an important differentiating factor for pharmacos. In addition, these institutions are fairly complex, requiring companies to have individualized accounts and stakeholder strategies for each organization.

Developing a holistic account approach to ensure that critical stakeholders perceive and receive real value should be considered. Pharmacos can develop a clearer understanding of needs and behaviors within a hospital, for example, by focusing on key influencers in departments such nursing, clinical ops and pharmacy management. This approach allows them to shape differentiated offers and service levels that align with key buying factors and position the pharmaco to capture whatever growth is available.

Serving insurers will require the same kind of segmentation, as well as in-depth knowledge of that sector. We have found that despite sharing more similarities than providers, there are clear differences in the purchasing profiles of insurers, depending on the type of operator and client.

The healthcare landscape is shifting in Brazil, buffeted by macroeconomic trends, changes in demographics and expectations, political agendas and the complexities of doing business in a market where universal access is still evolving.

Nevertheless, there are pockets of opportunity in all three major segments of the market. The retail, public and private institutional pies will be divvied up among pharmacos that understand both the changes and new customer-centric capabilities required to maintain momentum in a slowing market.

About the Authors

Paula Afonso is a knowledge specialist in McKinsey’s São Paulo office, where Tracy Francis is a director and Paula Ramos is a principal, and Julio Dreszer is a principal in the Miami office.

“Kill The Skills”

I wrote this message more than 15 years ago when I was working for a major Multinational Company in the Electronic Business.This company was facing a major restructuring after a merger and as Operation Director at that time I was fighting to protect people from the desaster of a severe restructuring.
Today in 2009 all this seems to be so far, but as Transition Manager I am now working to help Companies to face this difficults period and help them to be prepared for when the better days will come.

“Kill The Skills”
Alliances, acquisitions, mergers often look like real battlefields where employees are expressing openly or secretly their new stress, distraction and confusion.
Although top managers appears on TV or in Magazines with “AquaFresh” smiles, presenting how they were so clever to imagine the new “partnership” with brand new strategies leading to maximum growth and top profitability for happy shareholders, situation inside the new corporation rarely looks so easy.
As stock exchange value goes up ,delighted by this new generation of head-cutters, situation in the field often looks more like the Bronx in New York.
Through the last 6 years, the total value of mergers in the world was multiplied by six, reaching 2300 billion dollars in 98 (“Au secours, mon Entreprise fusionne!”-“L’Express”-August 26Th, 1999).
Following a recent A.T Kearney study made on a hundred companies that recently faced a merger between 1993 and 1996, 58% of them have partially or totally killed the existing values (human and organizational assets) of one of the 2 companies, without any capitalisation.
Two third of them have openly admitted to have missed their strategic objectives.
Frequently, the expected savings that have justified dramatic rationalization decisions never happened or were achieved on the surface after massive restructuring based on simple considerations like headcount or facilities numbers, creating chaos in the organisation, generating later on considerable indirect costs . General root causes for significant secondary cost increase after restructuring can be:
kill skills‱ -Best elements are leaving rapidly, creating confusion between survivals.
‱ -Within management, best “Politicians”, after intense lobbying , carefully keep for themselves and friends key positions, leaving the others in an unbearable waiting mood.
‱ -Reorganization remains at “reconstruction” stage at inferior levels, creating a durable mess still alive 2 or 3 years later .
‱ -Senior people ,sacked for the privilege of being “amortised “, disappear with experiences and know-how, leaving behind them an empty shell.
‱ -Absence of care to create a new culture in the “just born” corporation, helping to keep the existence of hostile clans.
‱ – Desynchronisation of existing synergies between R&D, Manufacturing , Marketing…
‱ -People, at shopfloor level wandering about the rumours, progressively looses their productivity.

So what? Losing your job after a merger or an acquisition, is it good or bad news?
Fighting to keep your position within your current company, with unclear borders in your role, with degraded atmosphere, is not necessarily the best option.
Think twice before taking any decision!
But if you want to try to survive in the new environnement, and continue to surf in this new climate, you can probably find your inspiration in “The new science of Disorder” by Ian Stewart , in which you will learn faster than anywhere else how to face the wonderful random and uncertainty of chaos…
or you can work with us, as they are so many other ways than disorder to keep those skills alive after the storm.
Emmanuel de Ryckel

From Promise to Performance: A Journey of Transformation at Smithkline Beecham

.A histĂłria de uma experiĂȘncia profissional que mudou a minha vida (EdR)

by Robert Patten Bauman (Author), Peter Jackson (Author), Joanne T. Lawrence (Author)

from promiseHere are lessons from the personal experience of the team that led one of the most successful transnational corporate mergers of all time-the transformation of SmithKline Beckman and the Beecham Group into SmithKline Beecham, a leading international health care company. The authors recount their thinking and actions as well as the successes, failures, and lessons learned. Through the story of the merger, they present a framework of five requisites for creating a culture of change: instilling a winning attitude, making the organization the hero, striving for continuous learning, instituting strategic communication, and aligning behavior with strategy. For managers, this account offers a rare, behind-the-scenes glimpse into how a major company aligned its business actions and behavior to be competitive in a rapidly changing industry, and how others can create an environment in which the ability to change sustains success. “An absorbing, fly-on-the-wall account of a major merger…. For business executives and managers who want to know the inner workings of a well-executed and ultimately effective corporate merger, From Promise to Performance is a must-read.”–National Productivity Review “This is a fascinating, inside account of an extraordinarily successful merger. Even more important, it is a book about institutionalizing change. The merger is seen not as an end, but as a beginning. Change and learning are viewed as ongoing processes and values that sustain improved performance. I recommend it highly. It’s both informative and entertaining.” –Paul A. Allaire, Chairman and Chief Executive Officer, Xerox Corporation

Evaluation de ma personnalitĂ© rĂ©alisĂ©e par la sociĂ©tĂ© AFISOM/CEPFI

Evaluation de ma personnalitĂ© rĂ©alisĂ©e par la sociĂ©tĂ© AFISOM/CEPFI, et m’ayant permis en 1997  de dĂ©crocher le poste de Directeur des Operations chez Honeywell Measurement & Control Europe Ă  Amiens (France)

Monsieur de RYCKEL prĂ©sente une forte ambition, un tempĂ©rament dĂ©terminĂ© Ă©nergique. On remarque d’emblĂ©e l’Ă©quilibre, le caractĂšre harmonieux et l’assurance qui le caractĂ©risent qui sont de nature Ă  favoriser une adaptation rapide Ă  tous types d’environnement.

Ses buts sont clairs, bien enracinĂ©s, c’est quelqu’un qui poursuit avec rĂ©gularitĂ© ses objectifs sans se laisser influencer. Il est capable de dĂ©finir dans l’instant la ligne de conduite Ă  adopter, a une vision prospective sur les choses et ne s’arrĂȘte s au court-terme. C’est un homme de projets, capable d’initiative, entreprenant crĂ©atif qui privilĂ©gie une vue d’ensemble des problĂšmes Ă  traiter et paraĂźt peu enclin Ă  s’attarder sur les dĂ©tails des situations, il investit sur le long terme et va de l’avant.

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S’il prend en compte les donnĂ©es de l’existant, il sait prendre la distance nĂ©cessaire par rapport au quotidien pour se projeter dans l’avenir, laissant Ă  d’autres le soin de traduire de maniĂšre opĂ©rationnelle et dĂ©taillĂ©e les Ă©tapes nĂ©cessaires Ă  l’atteinte d’un objectif global. Cest plus un homme de dĂ©cision et de stratĂ©gie qu’un organisateur rigoureux.

Les facultĂ©s d’adaptation reposent sur une sensibilitĂ© aigĂŒe aux ambiances et-contextes rencontrĂ©s. Le pouvoir de conviction sur la cohĂ©rence du raisonnement, la transparence et IntĂ©gritĂ© du comportement, ainsi que sur la forte implication dans ses projets. Le potentiel de leadership s’enrichit donc de ces qualitĂ©s.

Au plan du management d’Ă©quipe, il semble avoir Ă©galement une vision claire de son rĂŽle, des rĂ©sultats Ă  obtenir. Homme de pouvoir et d’influence, il a l’esprit de compĂ©tition, apprĂ©cie d’ĂȘtre en position de leader d’un groupe mais n’en perd pas pour autant le sens du travail collectif et de l’Ă©quipe. Il agit avec souplesse, flexibilitĂ©, ce qui le rend apte Ă  crĂ©er une ambiance de travail motivante et faire naĂźtre l’enthousiasme dans son Entourage.

Son abord sympathique, son ouverture, sa loyautĂ© l’aident Ă  faire passer ses messages et Ă  fixer des objectifs Ă  l’Ă©quipe. S’il privilĂ©gie la concertation, il sait Ă©galement se montrer persuasif. Large d’esprit, positif dans sa conception du management, il peut lui arriver de se montrer trop optimiste quant au potentiel des gens, voire manifester une TolĂ©rance excessive Ă  l’Ă©gard des erreurs de ses collaborateurs. Il semble en effet attacher beaucoup plus d’importance aux qualitĂ©s “humaines” qu’aux compĂ©tences professionnelles des autres dans ses apprĂ©ciations.

Son implication dans sa mission est tributaire de la capacitĂ© de l’environnement Ă  rĂ©pondre Ă  ses besoins de contacts et de collaboration, de missions stimulantes et d’opportunitĂ©s d’Ă©volution.

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Conclusion
Une personnalitĂ© riche et originale chez un candidat qui possĂšde le sens de I’engagement et manifeste de la continuitĂ© et de la persĂ©vĂ©rance au plan personnel.
C’est un esprit positif, qui ne se laisse pas dĂ©courager, reconnu au plan professionnel pour la force de ses convictions, sa capacitĂ© Ă  lancer des projets, dĂ©terminer des objectifs, on apprĂ©ciera tout autant au plan humain chez ce candidat, la loyautĂ©, l’implication ainsi que de rĂ©elles capacitĂ©s d’adaptation.

 

Six Magma

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En 1997, alors que le président de Général Electric, J Welsh, annonça les meilleurs résultats de son groupe depuis la création de GE 105 ans plus tÎt, la surprise fut énorme sur les marchés. La surprise pourtant ne vint pas des chiffres annoncés, mais de leur attribution à la démarche Qualité dénommée «Six Sigma » lancée dans le groupe quelques années auparavant.

Depuis ce jour historique, les programmes 6 Sigma ont «poussĂ©s » ça et lĂ  dans bon nombre d’entreprise dans le monde prenant ainsi prĂ©tendument le relais des dĂ©marches de QualitĂ© Totale tellement louĂ©es durant les dĂ©cades prĂ©cĂ©dentes et soudain tellement dĂ©suĂštes.

Une morale dans cette histoire : une méthode parfois porteuse de fruits mirobolants, le plus souvent pourtant génératrice de bénéfices localisés et superficiels. Une raison, avoir confondu et placé en compétition Six Sigma & TQM, alors que le second nommé est bien le préalable au premier.
Le terme sigma, par ailleurs dix-huitiĂšme lettre de l’alphabet grec, mesure la capacitĂ© d’un processus Ă  fonctionner sans dĂ©faut. Parler de 6 Sigma pour un processus revient Ă  dire que celui-ci produira pour son client un rĂ©sultat (produit ou service) prĂ©sentant une potentialitĂ© de dĂ©faut de 3,4 par million, ou autrement dit un taux de perfection de 99,99966%. Il est intĂ©ressant de noter que la moyenne des entreprises productrices de biens ou de services se situe Ă  4 sigma, ce qui reprĂ©sente une potentialitĂ© de dĂ©faut de 6,21 par millier.Image7

A titre de comparaison, une telle « performance » appliquĂ©e Ă  des domaines mĂ©dicaux tels le nombre d’opĂ©rations chirurgicales ou le nombre de prescriptions de mĂ©dicaments, reprĂ©senterait 5000 erreurs mĂ©dicales en hĂŽpitaux chaque jour, ou 200000 erreurs de prescription chaque annĂ©e.

« Six Sigma » est donc une mesure, pas une mĂ©thode. Le plus grand mĂ©rite de la mesure du « sigma » dĂ©ployĂ©e dans un environnement dĂ©jĂ  bien imprĂ©gnĂ© des fondements de la QualitĂ© Totale est de formaliser l’utilisation d’outils statistiques, de fournir des unitĂ©s de mesures et un langage commun Ă  toute l’entreprise, d’intensifier les efforts de rĂ©duction de variation des processus de toute nature, de rendre visible les rĂ©sultats vis Ă  vis des clients.

Pourtant, non ce n’est pas demain que les statisticiens de tous poils envahiront nos organisations, car il y a tant d’autres choses Ă  faire bien avant, choses dont nous parle parfaitement l’auteur du livre : « Objectif Six Sigma » (Editions Village mondial qui vient justement d’ĂȘtre traduit en français, et dont nous reproduisons ici des extraits portant sur la stratĂ©gie Ă  dĂ©ployer pour atteindre ce but.

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Il est rare que les « professionnels » QualitĂ© prĂ©sentent aussi l’amĂ©lioration qualitĂ© comme un moyen des rĂ©sultats gĂ©nĂ©raux de l’entreprise. Pourtant, si ce lien n’est pas Ă©tabli, la direction gĂ©nĂ©rale finit par ne voir la qualitĂ© qu’un supplĂ©ment, un petit quelque chose en plus. Pis, si les premiers efforts n’aboutissent pas Ă  des rĂ©ussites visibles, elle en vient Ă  considĂ©rer ses investissements en formation et en travail sur le projet comme une dĂ©pense inutile.

Image9On pourra trouver dans les principales Ă©tapes de la mise en place d’une stratĂ©gie de qualitĂ© «six Sigma » dĂ©veloppĂ©es ici de quoi dĂ©clencher l’implication de la direction gĂ©nĂ©rale.

1.DĂ©finir d’un commun accord des objectifs stratĂ©giques.

La premiĂšre Ă©tape cruciale pour la rĂ©ussite d’une opĂ©ration de qualitĂ© consiste Ă  dĂ©finir d’un commun accord des objectifs stratĂ©giques. (…) Au Westin Tabor Center, dont les perspectives Ă©taient fixĂ©es par le contrat rĂ©gissant les relations entre son propriĂ©taire gĂ©rant la chaĂźne hĂŽteliĂšre, ces objectifs Ă©taient : le Gopar, ou gross operating profit per available room (autrement dit « le rĂ©sultat d’exploitation brut par chambre disponible.

Cet objectif de base porte Sur Les revenus. Il ne faut pas le confondre avec le taux d’occupation. (…) Leur but n’est pas de remplir leurs chambres mais de les remplir au tarif le plus Ă©levĂ© possible :

  • le maintien d’une notation AAA 4 Ă©toiles. L’American Automobile Association (AAA) visite les hĂŽtels incognito et les note par rapport Ă  une sĂ©rie de critĂšres pour vĂ©rifier qu’ils respectent toujours les conditions d’attribution des quatre Ă©toiles.
  • – la satisfaction du personnel. Westin effectue des enquĂȘtes sur la satisfaction du personnel et surveille de prĂšs son taux de rotation. La satisfaction des clients tend Ă  ĂȘtre d’autant plus grande que la satisfaction du personnel l’est aussi : c’est vrai dans tous les secteurs, mais plus encore dans l’hĂŽtellerie.

2.  Créer des processus.

Traditionnellement, les entreprises sont organisĂ©es par fonctions, dans un but d’efficience et d’efficacitĂ©. Cela vient d’une idĂ©e fausse. La plupart des entreprises qui adoptent une perspective fonctionnelle ne sont ni aussi efficaces ni aussi efficientes qu’elles se l’imaginent.

Une entreprise qui pense et agit sur un mode fonctionnel a une vision verticale de son travail. Cette dĂ©marche se traduit souvent par des raisonnements et des actes visant Ă  maximiser les objectifs et sous-objectifs de chaque fonction. Or ceux-ci peuvent entrer en conflit avec les buts d’ensemble de l’entreprise. Par exemple, le service des voyages d’une entreprise aura pour objectif de limiter les coĂ»ts. Il choisira donc la compagnie aĂ©rienne la moins chĂšre, et qu’importe si les salariĂ©s ne bĂ©nĂ©ficient plus de vols directs. Mais si les voyages leur demandent plus de temps, les salariĂ©s seront moins productifs. De mĂȘme, une fonction des ventes et du marketing qui atteindrait ses quotas dĂšs le mois de mai poserait des problĂšmes de capacitĂ© au service de Ici fabrication et lui occasionnerait des coĂ»ts de main-d’Ɠuvre supplĂ©mentaires. (…)

Maximiser une fonction aux dĂ©pens des objectifs de l’entreprise dans son ensemble (on parle alors de sous-optimisation)n’est que l’un des problĂšmes qui se posent. Plus gĂ©nĂ©ralement, le problĂšme du raisonnement fonctionnel rĂ©side dans son effet sur les clients de l’entreprise.

L’objectif majeur d’augmentation de l’efficience suppose un recentrage d’ensemble sur les clients, les processus et les salariĂ©s.

Si vous vous reprĂ©sentez votre entreprise en termes gĂ©omĂ©triques, comment le client circule-t-il en son sein ? Certainement pas verticalement. Il emprunte une sĂ©rie de processus qui se prĂ©sentent plutĂŽt de façon horizontale. (…)

Un processus est une sĂ©rie d’Ă©tapes et d’actions alimentĂ©es par des entrĂ©es ou inputs et qui leur ajoute de la valeur en crĂ©ant des sorties ou outputs. Songeons || par exemple a la maniĂšre dont un client «circule » dans une entreprise d’équipements Ă©lectroniques. Peut-ĂȘtre verra-t-il d’abord dans la presse une publicitĂ© Ă©manant de la direction du marketing. Il se rendra ensuite dans un point de vente ou il rencontrera un commercial. Puis, en cas de problĂšme aprĂšs son achat, il devra peut-ĂȘtre faire appel a |’assistance technique. Son cheminement dans l’entreprise est donc horizontal et non vertical.

L’entreprise doit donc dĂ©terminer les processus gĂ©nĂ©raux et les sous-processus principaux qui la composent. Un processus gĂ©nĂ©ral (core process) est une sĂ©rie d’Ă©tapes ou d’actions trans-fonctionnelles ayant une incidence profonde sur la rĂ©alisation des objectifs stratĂ©giques, que ce soit directement ou indirectement. Un processus gĂ©nĂ©ral reprĂ©sente la somme de sous-processus principaux (key sub-processes). (…)

MAXIMISER LES OBJECTIFS DE CHAQUE FONCTION PEUT ENTRER EN CONFLIT AVEC LES BUTS DE L’ENTREPRISE

Avant de passer Ă  l’Ă©tape suivante de la gestion de processus, il reste une derniĂšre chose Ă  faire : dĂ©tecter les processus qui n’appartiennent pas nĂ©cessairement Ă  l’un ou l’autre de ceux gĂ©nĂ©raux. On les appelle des processus de rĂ©alisation (enabling processes) ; ils n’ont qu’un effet indirect sur la satisfaction du client mais sont essentiels au fonctionnement de l’entreprise. Les exemples classiques dans une entreprise sont l’embauche des salariĂ©s, la rĂ©munĂ©ration, le contentieux, etc


 

3.  Désigner les propriétaires des processus.

Il convient de dĂ©signer un propriĂ©taire pour chaque processus y compris les processus gĂ©nĂ©raux, les sous-processus principaux et les processus de rĂ©alisation. Le propriĂ©taire n’est pas nĂ©cessairement le responsable fonctionnel du service concernĂ© (mais c’est parfois le cas). En gĂ©nĂ©ral, ses principales compĂ©tences seront les suivantes :

  • il connaĂźtra suffisamment les sous-processus pour faire figure d’expert dans ce domaine
  • il possĂ©dera une aptitude au leadership, notamment un pouvoir de persuasion (car, Ă  dĂ©faut de relation hiĂ©rarchique traditionnelle, il n’aura pas d’autre moyen d’action)
  • il saura ce qu’est la gestion de processus et s’intĂ©ressera Ă  la question
  • il aura constatĂ© les avantages et les inconvĂ©nients respectifs du bon et du mauvais   fonctionnement   d’un processus
  • il respectera les personnes qui participent aux processus prĂ©cĂ©dant et suivant le sien.
  • Les processus de rĂ©alisation seront gĂ©rĂ©s tout comme les sous-processus principaux. Certaines entreprises ont du mal a se faire Ă  l’idĂ©e qu’une sĂ©rie de sous-processus de rĂ©alisation peut valoir un processus gĂ©nĂ©ral. Si l’on considĂšre qu’une sĂ©rie d’importants processus de rĂ©alisation joue un rĂŽle essentiel dans le fonctionnement de l’entreprise (ce qui est gĂ©nĂ©ralement le cas), il y a lieu d’envisager la crĂ©ation d’un processus gĂ©nĂ©ral, qu’on pourra appeler processus de gestion des performances de l’entreprise. il n’en a pas Ă©tĂ© ainsi au dĂ©part chez westin hĂŽtel, mais le dĂ©veloppement du personnel y est aujourd’hui considĂ©rĂ© comme un processus gĂ©nĂ©ral.

4.   CrĂ©er et valider les “tableaux de bord” de chaque processus.

Quand on conduit une voiture, on doit faire attention Ă  ce qu’on fait et regarder la route devant soi tout en surveillant ce qui se passe sur les cĂŽtĂ©s et dans le rĂ©troviseur. De temps en temps, un bon conducteur jettera aussi un coup d’Ɠil au tableau de bord. (…) Sans lui, le processus de conduite pourrait devenir beaucoup plus risquĂ©. On imagine un trajet accompli sans disposer d’un compteur… Le propriĂ©taire d’un processus doit donc de la mĂȘme façon constituer un tableau de bord. Son contenu pourra provenir des clients grĂące Ă  des outils comme des groupes d’Ă©valuation ou focus groups, des entretiens, des rĂ©clamations, ou des Ă©tudes de marche. (…) [Chez Westin Motels le mois consacrĂ© Ă  la validation de ces indicateurs fit beaucoup pour amĂ©liorer l’adhĂ©sion des propriĂ©taires de processus. Ils comprirent vite que, invariablement, ils s’échinaient pour amĂ©liorer ce tiers de leurs indicateurs qui, pour les clients, avait moins d’importance qu’une autre chose ignorĂ©e ou nĂ©gligĂ©e. Bien des entreprises ont en fin de compte beaucoup de mal Ă  mesurer leurs informations parce qu’elles tombent dans l’un ou ‘autre de deux piĂšges classiques. Le premier est de ne pas collecter les bonnes donnĂ©es. Le second est de collecter trop de donnĂ©es. Celles-ci devraient servir Ă  Ă©tablir des informations qui permettront de dĂ©cider en connaissance de cause. En l’espĂšce, les indicateurs doivent aider le propriĂ©taire d’un processus Ă , savoir Ă  quel point ce dernier rĂ©pond aux besoins et aux exigences des clients, ou les dĂ©passe (efficacitĂ©).

Outre les indicateurs d’efficacitĂ© des processus, il est important de trouver des indicateurs d’efficience. Celle-ci se mesure habituellement par le temps de cycle, le coĂ»t ou la valeur. Les deux premiers indicateurs ne nĂ©cessitent pas d’explications ; la mesure de la valeur repose sur le respect des trois critĂšres suivants par toute Ă©tape du processus :

  • le client est dispose a financer celte Ă©tape du processus :
  • le produit ou service est transfĂ©rĂ© ou modifiĂ© au cours de l’étape du processus
  • l’action est rĂ©ussie du premier coup.

Pour tout processus, on devra s’efforcer de retenir de un Ă  trois indicateurs

5. Recueillir les Données nécessaires

J’ai beau ĂȘtre un chaud partisan des indicateurs et de la collecte de donnĂ©es. considĂšre aussi que celle-ci prend du temps et coĂ»te de l’argent. Si l’on s’y prend bien, c’est un investissement avisĂ©. Si l’on s’y prend mal, c’est non seulement un gaspillage mais autant de moins pour d’autres tĂąches qu’on aurait pu accomplir pour le client.
Il est important aussi que ce qui est mesurĂ© soit comparĂ© Ă  autre chose. Dans le cas des mesures d’efficacitĂ©. la comparaison devrait se faire par rapport Ă  que le client juge acceptable.

6. Définir des critÚres de sélection des projets.

(…) II incombe de hiĂ©rarchiser suffisamment tĂŽt les efforts visant Ă  introduite qualitĂ© dans l’entreprise. Le but Ă  long terme d’une opĂ©ration de qualitĂ© devrait ĂȘtre que tous les collaborateurs de l’entreprise pratiquent les concepts et les techniques de la qualitĂ© et considĂšrent l’entreprise sous l’angle de la gestion des processus. Cependant, on accroĂźtra beaucoup les chances de rĂ©ussite en hiĂ©rarchisant les sous-processus Ă  amĂ©liorer dĂšs les premiers stades de la mise en Ɠuvre. Ces premiers succĂšs feront beaucoup pour neutraliser les oppositions internes.

La mĂ©thodologie de la hiĂ©rarchisation est relativement simple. L’équipe dirigeante devra choisir les critĂšres de sĂ©lection du projet d’amĂ©lioration. Il est Ă©minemment souhaitĂ© que la premiĂšre sĂ©rie de critĂšres coĂŻncident avec les objectifs stratĂ©giques de l’entreprise.

La direction gĂ©nĂ©rale s’entendra ensuite sur une liste de critĂšres supplĂ©mentaires, dans laquelle devrait figurer les performances actuelles du processus Ă  amĂ©liorer ;

Ainsi, en se concentrant sur les processus les moins performants, on augmentera la probabilitĂ© de voir les premiers projets porter leurs fruits, des fruits qu’il sera facile de cueillir.

L’équipe stratĂ©gique pourra dĂ©cider de lancer autant de projets que les moyens disponibles le permettront, bien que cette mĂ©thode s’attache d’ordinaire Ă  quelques-uns des principaux processus seulement. Les premiers projets devraient ĂȘtre consacrĂ©s aux sous-processus qui ont obtenus des notes plus Ă©levĂ©es. Cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les autres. Car leurs propriĂ©taires vous diront tous qu’ils savent l’importance de la gestion d’un processus, que celui-ci figure ou non sur «l’écran radar ».

George Eckes est le prĂ©sident fondateur du cabinet qui porte son nom, Eckes & AssociĂątes Inc. (EAI), Ă©tabli au Colorado (Etats-Unis). Titulaire d’un diplĂŽme en psychologie du travail, il est devenu consultant dans les annĂ©es 80 au sein d’un grand cabinet, travaillant notamment pour l’industrie automobile, puis a rejoint un important Ă©quipementier du secteur avant d’Ă©tablir sa propre entreprise.

Ses ouvrages

George Eckes a appliquĂ© la mĂ©thode Six Sigma avant d’en faire des livres. Il a jusqu’ici publiĂ© deux ouvrages en anglais : ThĂ© Six Sigma RĂ©volution (Wiley, John & Sons. Octobre 2000), dont des extraits sont! reproduits ici, et Making Six Sigma Last (mĂȘme Ă©diteur, mai 2001)

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